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mercredi 28 juin 2017

Hassan Nasrallah : Israël n'a gagné aucune guerre depuis 1967 (1/3)

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 23 juin 2017, à l’occasion de la Journée Internationale d’Al-Quds (Jérusalem)

Cette journée a été instituée par l’Imam Khomeini en 1979 pour réaffirmer l’attachement de la communauté musulmane à la cause palestinienne et aux lieux saints d’Al-Quds, et elle est célébrée le dernier vendredi du mois de Ramadan.




Transcription :

[…] Eh bien, sixième (élément de force pour la cause palestinienne), la persistance et l’endurance des mouvements de Résistance au Liban et en Palestine. Ils ne se sont pas enfuis, ni retirés, ni n’ont déposé les armes, ni n’ont détruit leurs missiles, ni ne les ont jetés à la mer, ni ne les ont jetés à la poubelle, ni ne les ont troqués, ni n’ont changé de ligne, d’alliances ou de positions, malgré tout ce dont nous venons de parler : les menaces, intimidations, accusations de terrorisme, arrestations, assassinats, emprisonnement, blocus, assèchement des sources d’argent, lois imposant des sanctions, (inscription sur la) liste des organisations terroristes, etc. C’est également une chose (très) importante.

lundi 26 juin 2017

Vladimir Poutine parle de son expérience au KGB et s'adresse aux agents russes à l'étranger

Interview avec la chaîne Rossiya 1, 24 juin 2017


Source : https://www.rt.com/news/393981-putin-kgb-illegal-intelligence


[Chaîne censurée par Youtube : retrouvez toutes les vidéos de Sayed Hasan sur Vimeo]

Transcription :

Journaliste : Je vous demande de vous adresser aux gens à qui ce que vous dites ne parviendra pas aux agents de renseignements "illégaux" qui sont implantés à l'étranger. Le 95e anniversaire de ce service (1er directoire du KGB) est très proche. Mais pour des raisons évidentes (préserver leur couverture), ils ne pourront pas allumer la télévision russe publiquement et entendre vos propos. Quoi qu'il en soit, que pensez-vous de ce service ? Qu'apporte-t-il à la Russie ?

mercredi 21 juin 2017

Ali Khamenei : Israël est une page sombre de l'histoire qui va se refermer

Allocution du Guide Suprême de la République Islamique d’Iran à la sixième conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne

Téhéran, le 21 février 2017








Transcription :

Que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Ses bénédictions.

Avant de commencer mon discours, je voudrais rappeler au public que c’est aujourd’hui l’anniversaire du martyre de Malcolm X, un leader musulman américain. Je voudrais demander à tous les participants de réciter la sourate Al-Fatiha (L’Ouverture) et la sourate Al-Tawhid (L’Unicité) pour l’âme de ce martyr. [Récitation]

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux,

Toute la louange est due à Dieu, le Seigneur des Mondes, et que la paix et les salutations de Dieu soient sur le Maître de tous les peuples, Muhammad al-Mustafa, ainsi que sur sa famille pure et sur ses compagnons choisis

Dieu, le Très-Sage, a dit dans le Livre Manifeste [Le Saint Coran] : « Ne vous découragez pas ! Ne vous affligez pas ! Car vous aurez bientôt la victoire, si vous avez la foi. » [Le Saint Coran, III, 139]. Et selon le plus puissant des orateurs : « Ne soyez pas pusillanimes en implorant la paix à l’ennemi alors que vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous. Dieu ne vous frustrera jamais du fruit de vos œuvres. » [Le Saint Coran, 47: 35].

mardi 20 juin 2017

Hassan Nasrallah : chaque personne doit aider la Palestine

Discours de Sayed Hassan Nasrallah pendant la Journée mondiale d'Al-Quds (Jérusalem) en 2005

« Un peu d'argent d'ici et de là, c'est comme des gouttes d'eau qui peuvent devenir des torrents, des mers ou des océans... A quelques jours de la fête de l'Aïd al-Fitr, souvenez-vous de vos frères et sœurs en Palestine. » Sayed Hassan Nasrallah

Faire un don pour la Palestine : https://www.cbsp.fr/dons/index.php?lang=fr


Transcription :

[...] Aujourd'hui, alors que nous parlons des succès de l'Intifada, je me dois de vous dire une chose. Nous devons continuer à soutenir cette Intifada. Mais du fait de la répression dans de nombreux pays arabes, et des crises et problèmes, je veux vous dire à vous au Liban, et à tous les frères et sœurs dans le monde arabe et musulman : il y a une chose dont nous soulignons à nouveau l'importance et le caractère vivant.

dimanche 11 juin 2017

Guerre des 6 jours : que s’est-il réellement passé en juin 1967 ? (Norman Finkelstein)

Dans la première partie d’un long entretien en trois parties à l’occasion du 50e anniversaire de la guerre israélo-arabe de juin 1967, l’auteur et universitaire Norman Finkelstein déconstruit les mythes persistants qui entourent cette confrontation historique – des mythes qui ont soutenu l’occupation israélienne des territoires palestiniens qui en a résulté. 

Source : http://therealnews.com/t2/story:19230:Six-Day-War%2C-50-Year-Occupation%3A-What-Really-Happened-in-June-1967%3F





Norman G. Finkelstein a obtenu son doctorat en 1988 au Département de la politique de l’Université de Princeton. Il enseigne actuellement au Centre de l’Université de Sakarya pour les études sur le Moyen-Orient en Turquie. Finkelstein est l’auteur de dix livres qui ont été traduits en 50 éditions étrangères.

Transcription :

Aaron Mate : Voici l’émission The Real News, je suis Aaron Mate. Le 5 juin marque le 50e anniversaire de la guerre de 1967 entre Israël et les États arabes voisins. En six jours de conflit, Israël a capturé le Sinaï égyptien, les hauteurs du Golan syrien, la Cisjordanie et la bande de Gaza. A l’exception du Sinaï, Israël contrôle toujours tous ces territoires. De fait, l’occupation militaire israélienne de la Cisjordanie et de Gaza est la plus longue des temps modernes. Dans cette première partie, nous allons étudier ce qui s’est passé en 1967. Mais ce n’est pas seulement une leçon d’histoire. Le récit dominant de 1967 est qu’Israël a fait face à une menace existentielle, qu’il a mené une guerre défensive et qu’il ne voulait pas occuper des terres arabes. Ce récit a été utilisé à maintes reprises pour justifier la violence et la répression d’Israël dans les territoires occupés, et il est donc important que nous comprenions bien l’histoire réelle et rectifions ceux qui la déforment. Mon hôte est quelqu’un qui a accompli cette tâche pendant des décennies. Norman Finkelstein est un universitaire, auteur de nombreux ouvrages sur le conflit israélo-palestinien, et je suis très heureux qu’il soit parmi nous. Bienvenue, Norman.

Norman Finkelstein : Eh bien, merci de me recevoir, Aaron.

samedi 10 juin 2017

Vladimir Poutine répond à une question agressive sur la démocratie en Russie

Entretien avec la NBC

En marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, Vladimir Poutine a répondu aux questions de la présentatrice vedette de NBC Megyn Kelly.

Le 5 juin 2017






 Transcription :

Megyn Kelly : De nombreux Américains entendent le nom « Vladimir Poutine » et se disent : « Il dirige un pays plein de corruption, un pays dans lequel des journalistes qui sont trop critiques peuvent être assassinés, un pays dans lequel les dissidents peuvent se retrouver en prison ou pire. » Quel est votre message aux gens qui croient cela ?

Vladimir Poutine : Je veux dire que la Russie se développe selon une voie démocratique, c’est indubitablement le cas. Personne ne devrait en douter. La rivalité politique et les autres événements intérieurs qui peuvent s’y produire sont également caractéristiques des autres pays, et je ne vois rien d’inhabituel à ce propos.

Vladimir Poutine : Trump n'est qu'un pion de l'Etat profond US

Interview de Vladimir Poutine sur Macron, Trump, l'Ukraine, la Syrie et la Russie (Le Figaro)

L’interview a été enregistrée le 29 mai à Paris lors de la visite du Président russe en France.






Transcription :

Journaliste : Vous avez mentionné les États-Unis. Les allégations d’ingérence de la Russie dans l’élection présidentielle aux États-Unis ont soulevé une tempête politique à Washington. Des allégations similaires ont également été exprimées en France. Quelle est votre réponse, surtout dans le contexte des développements récents aux États-Unis ? 


jeudi 8 juin 2017

La réponse de l’Iran à l’attaque de Daech : « Et alors ? »


Par Ramin Mazaheri




Donc Daech prétend avoir réalisé sa première attaque en Iran. La réponse en Iran semble être : « Et alors ? »

Malgré le fait que l’attaque soit survenue près de l’aéroport international de Téhéran, il n’y a eu aucune perturbation des vols. Les citoyens ont été invités à ne pas prendre le métro, mais il n’y a eu aucune fermeture ou blocage. Il n’y a pas eu de loi martiale. Pas même la déclaration d’un état d’urgence. Aucune liberté civile n’a été restreinte. Aucun Patriot Act n’est en cours d’élaboration. Il n’y a pas eu d’élargissement des pouvoirs de l’exécutif.

Malgré une attaque survenue près du Parlement, les législateurs ont continué à vaquer à leurs occupations, alors même que des échanges de coups de feu avaient lieu dans les bâtiments avoisinants. La diffusion en direct de la séance parlementaire n’a même pas été interrompue.

Des politiciens assez courageux, hein ? Je suppose que leurs électeurs se disent qu’ils ont fait un bon choix.

(Les gens pensent qu’il est si courageux d’aller en guerre l’arme au poing : mais il est beaucoup plus difficile d’être ce gars qui porte seulement un drapeau – tout ce qu’ils ont, c’est la croyance et l’abnégation.)

Les commentateurs étrangers parlent de la façon dont l’Iran a finalement été ciblée avec succès par Daech, comme si nous [Iraniens] devions avoir peur maintenant.

C’est vraiment improbable.

La raison est simple : la plupart des Iraniens d’aujourd’hui ont combattu, survécu ou grandi pendant la guerre traditionnelle la plus mortelle jamais menée entre les armées régulières de pays en développement – la guerre Iran-Irak de 1980-1988.

Peut-être qu’il s’avèrera que j’ai tort, car j’écris ceci seulement quelques heures après que l’attaque ait été neutralisée, mais j’en doute. Je connais l’Iran et je suis persuadé que les terroristes ne gagneront pas en nous effrayant et nous acculant à vivre de manière soumise.
 
Donnez-leur du temps et je prédis que les commentateurs occidentaux finiront par admettre leur incompréhension face au fait que le gouvernement iranien n’utilise pas cet acte terroriste comme moyen d’accroître son propre pouvoir et de contrôler la population – après tout, ils ont été si incroyablement efficaces !

Cette attaque aide l’Occident à montrer à quel point ses réponses sont disproportionnées

Mais une telle réponse (« On continue comme si de rien n’était ») est impensable en Occident. Bien sûr, le Royaume-Uni invite à « Rester calme et continuer à vivre normalement », mais nous savons tous que ce n’est qu’un slogan vide destiné aux consommateurs.

Sans blague, la BBC a même faussement rapporté : « Cependant, des responsables ont annoncé un état d’urgence à l’échelle nationale en réponse aux attaques. » Je suppose qu’ils pensent avec arrogance que nous continuons à les suivre aveuglément ? Non pas que ce mauvais journalisme puisse ternir leur réputation, bien sûr...

Et qu’est-ce qui se passe aux États-Unis ? Eh bien, souvenons-nous de l’attentat du marathon de Boston : un verrouillage total de la ville. L’ensemble du système de transport urbain a été fermé. 19 000 troupes de la garde nationale ont occupé la ville.

« Des véhicules blindés roulant à vive allure ont parcouru des quartiers résidentiels en long et en large. Des innocents ont été confrontés dans leurs maisons par un fusil d’assaut ou ont vu des armes pointées sur eux pour avoir simplement regardé à travers les rideaux de leurs propres fenêtres », se souvient The Atlantic. (Bien sûr, le journal a totalement exonéré les autorités, en écrivant : « Que personne ne les condamne »).

Et pourtant, cet incident a inspiré la phrase « Boston Strong » (« Boston est fort »).

LOL, je suppose que cela signifie être fort derrière vos portes verrouillées ? Forte comme « les fiers-à-bras d’internet », avec leurs rodomontades menaçantes et ineptes balancées en ligne ?

Attention, je n’insulte certainement pas les Bostoniens de lâches. Je sais exactement pourquoi ils sont restés à la maison – ils craignaient d’être arrêtés. Ils savaient que s’ils n’obéissaient pas, ils seraient jetés en prison et que la clé de leur cellule serait jetée aux oubliettes, pour la raison suivante : c’est ça l’Amérique !

Les Bostoniens ne craignaient pas les terroristes – ils craignaient la police. Ils craignaient le système judiciaire. Ils craignaient une armée domestique prête à attaquer sans préavis et le système juridique prêt à l’exonérer.

Bien sûr, les médias dominants ne disent jamais cela. L’Américain moyen ne veut même pas l’accepter, car cela causerait une grande honte. Mais ça reste tout à fait vrai.

Les Bostoniens se seraient probablement tous courageusement réunis à Harvard Square contre le terrorisme... s’il y avait de véritables dirigeants. Mais il n’y en a pas. A de tels moments, les dirigeants se terrent dans leurs bunkers : « Je suis trop important », l’essence même de l’individualisme occidental.

Qu’en est-il de la France ? LOL, un état d’urgence de six mois a été déclaré à 4 heures du matin après l’attaque du camion de Nice, et ce n’était même pas le terrorisme [international], mais l’acte solitaire d’un détraqué sans liens avec les organisations terroristes.

Vous vous réveillez et : « Ah, bon? Davantage de dictature d’État policier, juste un niveau en-dessous de la loi martiale ? Oh, bon, nous avons quand même des croissants pour le petit déjeuner... »

vendredi 2 juin 2017

Interview complète de Vladimir Poutine sur Macron, Trump, l'Ukraine, la Syrie et la Russie (Le Figaro)



L’interview a été enregistrée le 29 mai à Paris lors de la visite du Président russe en France.




Transcription :

Journaliste (question retraduite): Monsieur le Président, bien le bonjour. Merci beaucoup d’avoir accepté de répondre aux questions du Figaro. Je voudrais également vous remercier de nous rencontrer ici, dans une salle de classe du Centre culturel russe. Encore une fois, merci de nousavoir accordé cette interview.

Vous êtes venu en France pour ouvrir une exposition qui marque 300 ans depuis la création de relations diplomatiques entre la Russie et la France. Il y a eu des hauts et des bas dans les relations entre les deux pays. Quelle est votre perspective sur l’état actuel de ces relations ?