mardi 20 juin 2017

Hassan Nasrallah : chaque personne doit aider la Palestine

Discours de Sayed Hassan Nasrallah pendant la Journée mondiale d'Al-Quds (Jérusalem) en 2005

« Un peu d'argent d'ici et de là, c'est comme des gouttes d'eau qui peuvent devenir des torrents, des mers ou des océans... A quelques jours de la fête de l'Aïd al-Fitr, souvenez-vous de vos frères et sœurs en Palestine. » Sayed Hassan Nasrallah

Faire un don pour la Palestine : https://www.cbsp.fr/dons/index.php?lang=fr


Transcription :

Aujourd'hui, alors que nous parlons des succès de l'Intifada, je me dois de vous dire une chose. Nous devons continuer à soutenir cette Intifada. Mais du fait de la répression dans de nombreux pays arabes, et des crises et problèmes, je veux vous dire à vous au Liban, et à tous les frères et sœurs dans le monde arabe et musulman : il y a une chose dont nous soulignons à nouveau l'importance et le caractère vivant.

Regardez donc ô mes frères et soeurs : les Etats-Unis ont oeuvré pour assiéger l'Intifada financièrement et économiquement, et pour assiéger le peuple palestinien financièrement, économiquement et dans ses moyens de subsistance, et ils ont imposé aux pays du monde de placer les mouvements de djihad [Résistance], en particulier le Hamas et le Jihad Islamique, ainsi que d'autres factions, sur la liste des organisations terroristes. De l'argent a été saisi, des organisations ont été fermées, et des associations ont été interdites. Et même dans le monde arabe, beaucoup de régimes se sont soumis aux demandes américaines et ont arrêté les aides pour le peuple palestinien, interdisant les collectes de dons pour le peuple palestinien.

Je vous déclare ceci : aujourd'hui, le devoir le plus vital des Arabes et des musulmans, tout homme et toute femme, tout jeune et tout adulte, ce que nous devons apporter en premier lieu au peuple palestinien, à ses forces de djihad, c'est de l'argent. Et chacun d'entre nous peut donner une somme d'argent. Un peu d'argent d'ici et de là, c'est comme des gouttes d'eau qui peuvent devenir des torrents, des mers ou des océans.

Je lance à nouveau mon appel pour cette cause que nous n'avons pas le droit de négliger. Toutes les associations, tous les mouvements, tous les partis et toutes les initiatives individuelles et collectives doivent se mobiliser pour collecter de l'argent partout dans le monde arabe et islamique et dans tout autre endroit du monde, et faire parvenir l'argent aux Palestiniens. 

Avec l'argent, ils achètent le pain, ils (re)construisent les maisons détruites. Avec l'argent, ils pansent leurs blessures, et avec l'argent, ils se procurent des armes. En Palestine, il y a des hommes et des femmes qui n'ont pas reculé, qui n'ont pas faibli. Les héros de notre temps se trouvent aujourd'hui en Palestine.

Ce dont ils ont besoin, si on n'arrive pas à leur faire parvenir de la nourriture, nous pouvons leur adresser de l'argent pour qu'ils achètent de la nourriture. Si nous ne pouvons pas leur faire parvenir des armes, alors faisons-leur parvenir de l'argent avec lequel ils achèteront des armes.

Certains nous contactent de tous les coins du monde arabe et islamique et nous disent : je veux aller combattre en Palestine. En Palestine, il y a des milliers de personnes prêtes à réaliser des opérations martyre, des centaines de milliers de combattants, des dizaines de milliers d'aspirants au martyre, parmi les jeunes hommes et les jeunes femmes.

Si tu as de l'argent (quelle que soit la somme), envoie-le à un jeune en Palestine, à une famille en Palestine, afin qu'elle reconstruise sa maison, qu'il puisse aller à l'école / l'université et que sa vie continue, qu'il achète des armes ou des munitions, pour qu'il s'entraîne aux opérations martyre ou aux combats, etc.

Oui. Est-ce qu'Israël peut interdire que l'argent parvienne aux Palestiniens ? Cet argent peut leur parvenir. Je tiens à souligner tout particulièrement l'importance de ce point.
 
Certains disent ; que pouvons-nous faire en cette étape cruciale ? Très bien. Tu ne peux pas faire de manifestations (pro-palestiniennes) dans le monde arabe, laisse donc cela de côté. Aujourd'hui, nous manifestons, nous nous réunissons (pour la Journée d'Al-Qods célébrée le dernier vendredi de Ramadan), cette grande masse populaire, politique et officielle sert en vérité à manifester le soutien et la solidarité, pour souligner le caractère vivant de la cause. Mais tout le monde aujourd'hui, chaque femme et chaque homme, chaque Arabe et chaque musulman, peut prélever un peu de son argent, un peu de son salaire (pour la Palestine).

Souvenez-vous ô mes frères et sœurs : dans quelques jours, (on célèbrera) l'Aïd al-Fitr dans tout le monde arabe et musulman, les festivités, les repas, les nouveaux vêtements, les pâtisseries, sauf dans les maisons des pauvres et des démunis d'entre nos peuples. Mais même pour les pauvres et les démunis, l'Aïd a une portée. Souvenez-vous donc des vôtres en Palestine, souvenez-vous de vos frères et sœurs en Palestine, souvenez-vous des familles ruinées par la destruction de leur maison en Palestine.

Par conséquent, notre responsabilité aujourd'hui est de poursuivre notre soutien, le soutien politique, médiatique, moral, militaire et social, mais ce que nous n'avons pas le droit de négliger un seul jour, c'est ce soutien financier nécessaire et possible, faisable pour tous. Et je parle là de notre devoir (absolu), pas d'une action recommandée. 

Nous devons aider nos frères en Palestine avec de l'argent, cet argent que nous pouvons leur apporter (en fonction des capacités de chacun, même symboliques). Aujourd'hui... Le jour viendra peut-être ou nous devrons apporter notre soutien en versant notre sang, en combattant, mais tout ce qui est demandé de nous aujourd'hui, c'est de lever le blocus (de Gaza)...

[Salutations de la foule sur le Prophète]
 
C'est que le blocus et l'isolement financier et économique imposés par les Etats-Unis et Israël à notre peuple en Palestine soient levés.

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