lundi 26 juin 2017

Vladimir Poutine parle de son expérience au KGB et s'adresse aux agents russes à l'étranger




Journaliste : Je vous demande de vous adresser aux gens à qui ce que vous dites ne parviendra pas aux agents de renseignements "illégaux" qui sont implantés à l'étranger. Le 95e anniversaire de ce service (1er directoire du KGB) est très proche. Mais pour des raisons évidentes (préserver leur couverture), ils ne pourront pas allumer la télévision russe publiquement et entendre vos propos. Quoi qu'il en soit, que pensez-vous de ce service ? Qu'apporte-t-il à la Russie ?

Vladimir Poutine : Tout mon travail dans les agences de renseignement étrangères de l'URSS était lié non seulement au Service des renseignements extérieurs, mais particulièrement avec les renseignements illégaux (agents en Occident). Je connais ce genre de personnes – elles sont spéciales, avec des caractéristiques particulières, des convictions particulières. Ce sont des gens tout à fait hors norme. Ce n'est pas donné à tout le monde d'abandonner sa vie, d'abandonner ses proches, de quitter sa famille et son pays pour de nombreuses, très nombreuses années. Ce n'est pas n'importe qui qui peut consacrer sa vie à servir sa patrie. Seuls des élus peuvent le faire. Je le dis sans exagération. Les agents de renseignement illégaux vivent avec cette approche pour la cause, pour la patrie, pour le peuple. Ce sont des gens uniques. Je leur souhaite bonheur et prospérité, et je suis sûr que mon message leur parviendra.

Je me souviens très bien d'une conversation avec l'un de mes anciens collègues, Avec qui j'ai travaillé durant de nombreuses années sur des activités illégales (à l'Ouest). Et quand il est rentré, il a travaillé avec moi, en tant que nouvel employé des forces de sécurité, (comme) un officier de renseignement débutant. Je lui ai demandé : ‘San Sanych, tu as travaillé ici, tu as tant donné, et maintenant tu es ici avec moi. Ca ne te pose pas de problème ? Tu devais t'attendre à un poste plus important, non ?’ Et il a répondu : ‘Et j'aurais pu occuper un autre poste, l'agence (de renseignement) a suggéré une telle chose, mais je ne voulais pas. Parce que je considère (déjà) comme une récompense personnelle le fait que ma patrie m'ait choisi et fait confiance pour une fonction que personne d'autre que moi ne pouvait occuper. C'est la plus grande récompense que j'ai gagnée, et je dois remercier la mère patrie pour cela.’

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire