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dimanche 30 décembre 2018

L’avertissement d’un général de Tsahal : une guerre serait un désastre pour Israël

Reportage d'Al-Manar, chaîne du Hezbollah, 27 décembre 2018 (VOSTFR / sous-titres français).


Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

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Transcription : 

Journaliste d'Al-Manar : De l'aveu même de généraux sionistes, l'armée israélienne n'est pas prête à la guerre, et les Israéliens paieront un prix énorme. 

Reportage : Le témoignage vient (d'un Israélien éminent) de leurs propres rangs : l'armée israélienne n'est pas prête à la guerre, et les Israéliens paieront un prix énorme à cause des mensonges dangereux autour de la situation sécuritaire.

Contrairement à ce qui se passait précédemment, la réponse du responsable des affaires des soldats, le Général Isaac Brek, a été publique et cinglante, suite aux prétentions des communiqués de l'armée et des ministère des affaires étrangères et de la défense à la Knesset, qui ont affirmé que l'armée était prête à la guerre.

Brek s'en est pris violemment à ces prétentions, et comme s'il voulait s'en laver publiquement les mains, a affirmé que personne ne pourrait prétendre qu'il n'avait pas averti (le public des dangers de l'aventurisme israélien).
 

Analyste sioniste : Brek affirme dans sa lettre (ouverte) que les citoyens israéliens paieront un prix énorme du fait des dangereux mensonges des institutions militaires, et que personne ne pourra dire qu'il n'a pas alerté le public sur cette situation. Et il a insisté une nouvelle fois sur les nombreuses failles et manques au niveau de l'approvisionnement et de la capacité des forces terrestres, qui ne sont pas prêtes à faire face à la prochaine guerre.

Reportage : Et dans sa position qui révèle la vérité sur les capacités israéliennes, Brek confirme que les prétentions selon lesquelles l'armée est prête ne reflètent pas la dangereuse réalité de l'armée sur le terrain.


Analyste sioniste : Lorsqu'on prête attention aux détails, on voit beaucoup de points communs entre ce qu'affirment les Comités internes de l'armée et Isaac Brek. Les comités parlent de problèmes dans l'état d'entraînement de l'armée et la coordination, et ils savent bien qu'il y a un problème dans l'élément humain, ce qu'a évoqué Brek. Brek a dit de nombreuses choses vraies.

Al-Manar : Face à cette situation, Brek décrit ensuite ce qui se passe comme un manque de responsabilité chez les hauts dirigeants du gouvernement de l'occupant.


Analyste sioniste : Parlons des capacités insuffisantes de l'infanterie, qui représentent un défi complexe exigeant beaucoup d'argent et de stabilité. Et le problème persistant est très important, à savoir que ces forces ont parfois reçu le financement requis, et parfois non. Et lorsque cela ne se produit pas, la chute est très dure. Les cas particuliers évoqués par Brek en 2014 et 2015 concernent des réductions drastiques du budget qui ont fortement grevé les forces d'infanterie.

Reportage : Cet aveu est devenu un débat houleux au sein de l'entité sioniste, et décrit la véritable situation actuelle de l'armée israélienne, en net recul, ce qui entraîne de fortes craintes et de l'inquiétude pour toute confrontation à venir.

Frappes de Noël en Syrie : Panique en Israël face à l'efficacité des défenses syriennes et à la réaction russe

Reportage d'Al-Manar, chaîne du Hezbollah, 27 décembre 2018 (VOSTFR / sous-titres français).


Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

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Transcription : 

Journaliste d'Al-Manar : Des sources sécuritaires sionistes ont répondu à la déclaration de Moscou selon laquelle les dernières frappes israéliennes en Syrie ont mis en danger deux avions civils au-dessus du Liban en disant que Moscou n'a pas tenu ses engagements au sujet de la présence iranienne là-bas, et les analystes sionistes ont reconnu que la liberté d'action en Syrie se réduit dramatiquement.

L'entité occupante a clairement manifesté sa gêne face à la position russe qui a dénoncé la mise en danger de deux avions civils au-dessus du Liban durant son agression contre la Syrie ce mardi soir. Cette position a été exprimée à l'Associated Press par une source sécuritaire sioniste anonyme qui a accusé la Russie de ne pas avoir tenu sa promesse d'éloigner les forces iraniennes à 80 km de la frontière avec le Golan occupé, reconnaissant par là même que les avions sionistes sont responsables des dernières frappes contre la Syrie.

Ayhud Ya'ri, analyste sioniste des affaires arabes : C'est la première fois que la Russie décrit l'attaque israélienne comme une provocation, et cela indique clairement que le Ministère de la Défense russe a perdu patience.

Et des sources syriennes affirment que les missiles anti-aériens qui ont été tirés contre les avions israéliens pourraient tomber, la prochaine fois, par hasard ou volontairement, sur les positions de l'armée israélienne sur le Mont Hermon (territoire syrien occupé).

Rouni Daniel, analyste militaire sioniste : La position russe nous amène à un point critique, car ils refusent catégoriquement la liberté d'action israélienne et veulent y mettre fin. Et je ne pense pas qu'Israël soit capable de répondre favorablement à cette demande.

Al-Manar : Le journal Yediot Aharonoth a commenté l'agression sioniste en Syrie en disant qu'à la lumière de la fin du chaos là-bas, la capacité d'Israël à mener des agressions contre la Syrie sans payer de prix est révolue.

Tzveka Yahzkalay, analyste sioniste des affaires arabes : Les opportunités d'action en Syrie se referment inexorablement, et il est douteux qu'Israël puisse mener des attaques chaque fois qu'il le souhaite, car ces fenêtres d'action disparaissent, et la question est celle-ci : Israël parviendra-t-il à empêcher la présence iranienne après le retrait américain ? Il est difficile d'affirmer à 100% qu'Israël y parviendra.

Al-Manar : Contrairement à leur usage, des analystes sionistes ont reconnu que les système de défense aérienne syriens sont maintenant capables de faire face aux missiles sionistes au-dessus de la Syrie, et qu'ils ont intercepté un certain nombre d'entre eux durant la dernière agression près de Damas. 

jeudi 27 décembre 2018

Frappes de Noël en Syrie : Israël se cache derrière des avions civils pour empêcher l'utilisation du S-300

Reportage de Rossiya 24, 26 décembre 2018 (VOSTFR / sous-titres français).


Transcription : 

Journaliste : « Prolonger le conflit et soutenir les terroristes ». Telle est la déclaration du ministère des Affaires étrangères syrien au sujet des objectifs probables de l'attaque israélienne contre la Syrie, d'après les diplomates et politiciens locaux.

La nuit dernière, pendant 1 heure 30, la banlieue de Damas était sous le feu de missiles tirés depuis l'espace aérien libanais. Le système de défense aérienne syrien a intercepté la plupart des missiles, mais il y a tout de même des victimes, et un dépôt de munitions a été endommagé.

« Cela constitue une violation flagrante de la souveraineté syrienne et des termes d'une Résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. » Telle est la réaction du ministère russe des Affaires étrangères. Les membres de la Douma appartenant au Comité d'amitié avec le Parlement syrien sont d'accord, et affirment que c'est là une tentative éhontée de déstabiliser la situation, et, de toute évidence, d'aider les militants qu'Israël prétend combattre.

Un autre détail important du ministère russe de la Défense : comme il est apparu, les frappes israéliennes ont eu lieu juste au moment où des avions civils atterrissaient dans les aéroports de Beyrouth et Damas.

Nous allons demander à Vadim Zavodchenkov quel est le but de telles tactiques.

Vadim, bonsoir.


Vadim Zavodchenkov : Bonsoir.

Journaliste : Se sont-ils cachés derrière les avions civils ?


Vadim Zavodchenkov : Eh bien, Alexey, les initiateurs de l'attaque savaient sûrement que leurs actions constituaient un danger pour les avions et les passagers civils. Voici les données de FlightRadar24.com sur le trafic dans le ciel au-dessus de la Syrie juste avant l'attaque contre Damas. On peut voir qu'il y a à la fois des avions en transit et les avions qui ont décollé de la capitale dans le sud du pays. Bien sûr, le trafic de l'aéroport de Damas ne peut pas être comparé au trafic des aéroports israéliens ou d'autres pays du Moyen-Orient. Néanmoins, 15 avions au total devaient partir et arriver ce jour, à destination du Koweït, d'Irak, des Emirats Arabes Unis et de Jordanie. 

Les opérateurs de vol syriens ont dû dérouter d'urgence un avion civil vers l'aérodrome de Khmeimim à cause des bombes aériennes de fabrication américaine qu'Israël avait déjà utilisées auparavant. La bombe GBU-39 est équipée d'ailes de pliage et capable de planer, ce qui augmente considérablement sa portée de combat. Malgré le fait qu'elle soit considérée comme une bombe de précision d'un petit diamètre, les dégâts causés peuvent se révéler assez considérables.

Victor Zabolotsky, pilote d'essai décoré : Si le contrôle du trafic aérien ne prévient pas le pilote qu'il y a quelque chose d'anormal dans la zone, par exemple, une attaque de missiles ou autre chose, alors la seule chose qui reste à faire est de quitter la zone parce que personne ne sait où ils vont frapper, que ce soit l'aéroport, un hangar, ou des entrepôts. Même s'ils font sauter un dépôt, les fragments peuvent se disperser jusqu'à 15 kilomètres, et ainsi de suite. 

Vadim Zavodchenkov : La dernière version de la bombe américaine est capable d'éliminer même des cibles mobiles. Une telle capacité est accordée par l'utilisation conjointe du GPS, d'un autodirecteur infrarouge et de radars. Cependant, même ces munitions avancées ne peuvent pas rester non détectées par les défenses aériennes syriennes.

Selon certaines données, les forces gouvernementales syriennes auraient pu utiliser le complexe de défense aérienne Pantsir S-1. Il a été utilisé à plusieurs reprises auparavant, par exemple pour lutter contre les drones terroristes. Le Pantsir S-1, fonctionnant en déplacement, est capable d'éliminer une cible volant à une vitesse de 1000 mètres par seconde. Il est presque impossible d'y échapper. Le Pantsir est capable de détecter une cible jusqu'à 80 km de distance, il peut acquérir jusqu'à 10 cibles par minute, et suivre jusqu'à 4 cibles en même temps.

Cependant, les Syriens ont dû limiter le déploiement de systèmes de défense aérienne et des systèmes de contre-mesures électroniques en raison de la menace pour les avions civils. L'objectif des contre-mesures électroniques est d'interrompre le signal satellite, laissant ainsi les missiles ou les bombes aériennes sans aucun moyen d'atteindre leurs cibles. Cependant, en raison du brouillage radar, des avions civils peuvent aussi devenir aveugles parce que leur trajectoire est corrigée à l'aide du GPS.

Alexey Leonkov, expert militaire du magazine Arsenal Otechestva : Les moyens de contre-mesures électroniques fonctionnent sur certaines fréquences et peuvent affecter des avions civils. Les Israéliens ont commencé leurs frappes au moment précis où les avions civils ont commencé à atterrir. Ces avions civils étaient près de Damas, ils ont attaqué l'aéroport de Damas. Officiellement, il n'y a plus de guerre là-bas, donc il n'y avait pas de restrictions pour l'atterrissage. 

Vadim Zavodchenkov : Grâce à la mise en œuvre précise et méthodique des systèmes de défense aérienne syriens, 14 des 16 bombes aériennes guidées ont été détruites, Alexey.

Journaliste : Je vous remercie. C'était Vadim Zavodchenkov sur les objectifs et moyens de l'agression israélienne. 


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mardi 25 décembre 2018

Vladimir Poutine : En Syrie, nous ne voyons aucun signe du retrait des Etats-Unis annoncé par Trump

Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine, 20 décembre 2018.




Transcription :

[...] Rachel Marsden : M. le Président, Rachel Marsden pour le Chicago Tribune, aux États-Unis.

Hier, le Président Donald Trump a annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie. Il a également annoncé qu'à son avis, les États-Unis avaient vaincu Daech en Syrie, c’est ce qu’il a clairement dit.

Quelle est votre position concernant ses déclarations, à la fois sur le retrait des troupes américaines de Syrie et sur ses déclarations concernant le fait que Daech ait été vaincu par les États-Unis ?

Et deuxièmement, craignez-vous que les troupes américaines restent sous une forme ou une autre ? On a beaucoup parlé, par exemple, de la présence potentielle de sous-traitants dans d'autres juridictions où les États-Unis seraient absents militairement ou voudraient l’être, mais maintiendraient ainsi une certaine présence de manière plus discrète.

Merci beaucoup.

Vladimir Poutine : En ce qui concerne la défaite de Daech, je suis globalement d'accord avec le Président des États-Unis. J'ai déjà dit que nous avions réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme sur ce territoire et mené des frappes majeures contre Daech en Syrie.

Il y a le risque que ces groupes et d’autres groupes similaires émigrent vers des régions voisines, en Afghanistan, vers d’autres pays, ou retournent vers leur pays d’origine, et ils y retournent en partie.

C'est un grand danger pour nous tous, y compris la Russie, les États-Unis, l'Europe et les pays asiatiques, y compris l'Asie centrale. Nous le savons et nous comprenons parfaitement le risque. Donald a raison à ce sujet et je suis d'accord avec lui.

En ce qui concerne le retrait des troupes américaines, je ne sais pas ce que c'est. Les États-Unis sont présents, en Afghanistan par exemple, depuis combien de temps ? Dix-sept ans ! Et chaque année, ils parlent de retirer leurs troupes. Mais ils sont toujours là. Ceci est mon deuxième point.

Troisièmement, jusqu'à présent, nous n'avons vu aucune preuve de leur retrait, mais je suppose que c'est possible, d'autant plus que nous progressons vers une résolution politique du conflit. L’actuel sujet à l’ordre du jour est la création d’un comité constitutionnel.

D’ailleurs, lorsque nous nous sommes réunis à Istanbul – la Russie, la Turquie, la France et l’Allemagne –, nous avons convenu de tout mettre en œuvre pour créer ce comité constitutionnel, et la Russie, pour sa part, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que cela se fasse.

Aussi étrange que cela puisse paraître, nous nous sommes entièrement mis d’accord sur la liste des membres avec le Président al-Assad, qui a désigné 50 personnes et qui a participé à la sélection de 50 autres personnes parmi la société civile. Malgré le fait qu'il ne soit pas satisfait de tout, il a accepté.

La Turquie, qui représente les intérêts de l'opposition, a également accepté. L'Iran a accepté. Nous avons soumis la liste à l'ONU, et comme le ministre Lavrov m'en a informé hier, de façon inattendue, à l'initiative de nos partenaires – l'Allemagne, la France et les États-Unis –, le représentant de l'ONU, M. de Mistura, a décidé d'attendre et de voir.

Je ne comprends pas ce qui se passe, mais de toute façon, je veux croire que ce travail est dans sa phase finale. Peut-être pas avant la fin de cette année, mais au début de l’année prochaine, la liste sera approuvée et cela ouvrira la prochaine étape du règlement du conflit, à savoir un règlement politique.

La présence de troupes américaines est-elle requise en Syrie ? Je ne pense pas que ce soit le cas. Cependant, n'oublions pas que leur présence, celle de vos troupes, est illégitime, car elle n'a pas été approuvée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le contingent militaire ne peut être présent que sur résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ou à l'invitation du gouvernement syrien légitime. Les troupes russes ont été invitées par le gouvernement syrien. Les États-Unis n’ont reçu aucun de ces éléments. Par conséquent, s’ils décident de retirer leurs troupes, c’est la bonne décision.

Il existe un autre élément très important dans ce processus. En dépit de tous les désaccords, nos spécialistes, notre personnel militaire, nos services de sécurité et nos ministères des Affaires étrangères respectifs ont instauré un dialogue plutôt constructif pour traiter les problèmes graves de la lutte contre le terrorisme en Syrie. Globalement, nous sommes satisfaits de notre coopération. […]


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lundi 17 décembre 2018

Norman Finkelstein : les soldats israéliens sont des cibles légitimes


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Transcription :

[...] Les manifestations (à Gaza) ont été très majoritairement non-violentes. Si elles avaient été violentes, comment se fait-il que ce n'est qu'après 6 semaines qu'un soldat israélien a été « blessé », se faisant une égratignure le 14 mai ? Comment serait-ce possible si ces manifestations étaient vraiment violentes ? 

Mais même si ces manifestations étaient violentes, je dirais au peuple de Gaza : « Que Dieu vous bénisse ! J'espère que vous franchirez la barrière ! » Et ces soldats, ces snipers, ces assassins, qui contrôlent le destin et la frontière de Gaza, s'ils étaient tués tous autant qu'ils sont, je ne verserais pas une seule larme sur leur sort. Je vous le dis. Et je vous le dis parce que je connais mes parents : auraient-ils versé la moindre larme si un soldat allemand avait été tué pendant qu'ils se trouvaient dans les camps de concentration ? Auraient-ils pleuré pour ce soldat ? Non ! 

Un jour, j'ai demandé à ma mère ce qu'elle ressentait quand elle était dans les camps de concentration et qu'elle entendait que les alliés bombardaient les villes allemandes. Ils tuaient des civils. N'oublions pas les trois pays qui ont perdu le plus de vies durant la Second Guerre Mondiale : premièrement les Russes, deuxièmement les Chinois, et troisièmement les Allemands (9 millions d'Allemands ont péri). J'ai demandé à ma mère ce qu'elle ressentait à leur égard. Elle s'est tournée vers moi et m'a dit : « On se disait que si on devait mourir, autant que le maximum d'Allemands soient emportés avec nous ! » 

Et aujourd'hui, vous voudriez que je trahisse la souffrance de mes parents en versant des larmes sur ces soldats ? Pour une simple égratignure sur leur visage ? Alors que ces assassins rémunérés massés autour du périmètre de Gaza tuent les enfants, les handicapés, tirent sur les journalistes dans le dos ? Et quel est leur crime ? Quel est leur crime ? Ils ne veulent pas mourir empoisonnés (par l'eau contaminée de Gaza qui les condamne à une mort lente). Tel est leur crime. [...]

dimanche 16 décembre 2018

Frontière israélo-libanaise : l'opération « Bouclier du Nord » et le silence de Hassan Nasrallah

L'opération « Bouclier du Nord » a été lancée en grande fanfare par l'occupant israélien le 4 décembre, visant prétendument à  « exposer et neutraliser les tunnels d’attaque transfrontaliers que le Hezbollah a creusés depuis le Liban vers Israël ». En effet, la Résistance libanaise a maintes fois promis de ne plus se camper sur une position défensive en cas d'agression ou de guerre, et de porter les combats en Palestine occupée, voire même de libérer la Galilée. Les porte-parole du gouvernement israélien se sont ostensiblement félicités de ce qu'ils présentaient comme une mise en échec du plan du redoutable Hassan Nasrallah. 

La propagande israélienne et ses dociles relais médiatiques occidentaux ont présenté cette opération comme une offensive militaire de grande envergure, qui porterait un grand coup au Parti de Dieu. Même les titres d'un journal a priori pro-palestinien comme L'Humanité parlent d'une « incursion israélienne au Liban », comme si l'entité sioniste avait pénétré dans le territoire libanais (ou s'apprêtait à le faire), que ce soit sur terre ou de manière souterraine. Un discours du Secrétaire Général du Hezbollah a été annoncé pour le jour même par les médias israéliens et occidentaux, ce qui aurait tendu à confirmer l'importance de l'opération israélienne. Et face au mutisme du Hezbollah, il a été affirmé que ce silence était dû à l'état de choc dans lequel la Résistance libanaise se trouverait après cette opération surprise qui aurait ruiné ses plans les plus secrets.

Mais qu'en est-il réellement ? Il faut avant tout souligner qu'il est ridicule d'assimiler à une offensive, ou même à une opération militaire, des travaux de forage et d'excavation qui prennent place à l'intérieur de la Palestine occupée, et n'empiètent nullement sur le territoire libanais. De lourds travaux de construction, de terrassement et de fortification à la frontière nord d'Israël sont menés depuis 2015 par Tsahal, et visent à créer une ligne de défense type Maginot face au Hezbollah (pour souligner son caractère anachronique, Al-Manar l'a surnommée Le Mur de l'Illusion)


Si les médias israéliens et occidentaux se sont abstenus de toute médiatisation à ce sujet, c'est parce que ces travaux d'ingénierie ne servaient pas la propagande d'Israël, soulignant au contraire sa faiblesse : l'entité sioniste est en effet acculée à une position défensive pour la première fois de son existence. Mais le Hezbollah lui-même a clairement souligné ce bouleversement, en organisant notamment une tournée médiatique en avril 2017 pour exposer aux yeux du monde les mesures israéliennes. La promesse du 16 février 2011, dans laquelle Hassan Nasrallah annonce à ses combattants qu'ils doivent être prêts à recevoir un jour l'ordre de libérer la Galilée, a en effet été prise très au sérieux par Israël. D'autant plus qu'en Syrie, le Hezbollah a acquis et fait la démonstration de ses capacités offensives en libérant de très vastes étendues de territoire de la présence de Daech, prenant part à des combats qui, par leur nature, leur étendue et les effectifs et armements déployés, ne sont plus de la guerre de guérilla. Les capacités offensives du Hezbollah n'ont jamais reposé sur l'existence de tunnels, comme l'a prouvé l'opération de capture de soldats israéliens en juillet 2006, et s'apparentent aujourd'hui davantage aux opérations menées par des armées classiques, comme le soulignait Hassan Nasrallah dans une interview du 19 août 2016 :
Lorsque le Hezbollah intervient dans la guerre en Syrie, et combat comme une formation très grande, et avec des armements très divers, ou en tant que partie d'une très grande formation aux armements divers, et qu'il participe à des opérations offensives majeures et très étendues, qu'il parvient à repousser les hommes armés (terroristes de Daech), qui ne sont pas des combattants normaux, surtout les étrangers, des combattants d'un tel niveau (d'engagement, prêts à mourir), lorsqu'il les expulse d'aires géographiques très vastes, cela veut dire que le Hezbollah gagne une expérience offensive, une vaste expérience de libération de territoire à travers des opérations militaires continues et directes, et non à travers la guerre de guérilla. Et le Hezbollah n'avait pas une telle expérience avant la guerre en Syrie.
C'est là qu'Israël est apeuré et terrifié. Car ce que fait le Hezbollah en Syrie, si une guerre est lancée contre lui, il le fera en Galilée. [...] Si le Hezbollah est sorti de la guerre de juillet (2006) comme une puissance régionale, il sortira de cette guerre (en Syrie) comme une puissance militaire véritable représentant une force de libération de territoire non pas (seulement) dans la guerre de guérilla, mais même dans une guerre qui ressemble bien plus aux guerres classiques (entre armées nationales).
Le Hezbollah n'est pas le Hamas, et croire que leurs stratégies et tactiques sont les mêmes alors que leurs capacités et leurs expériences sont incommensurables est à la fois une illusion et une mystification à laquelle, bien naturellement, Hassan Nasrallah n'a pas daigné répondre.

Pourquoi cette opération-spectacle a-t-elle été lancée maintenant ? Netanyahou, qui est à la fois Premier ministre, et, par interim, Ministre de la Défense, Ministre des Affaires étrangères et Ministre de la Santé, est plus discrédité que jamais en Israël, du fait du récent échec militaire face à Gaza –après lequel son Ministre de la Défense Avigdor Lieberman à démissionner, manquant de provoquer une chute de son gouvernement–, et de ses innombrables casseroles judiciaires, qui ont amené la police israélienne à demander, début décembre, son inculpation ainsi que celle de son épouse dans une énième affaire de corruption. L'opposition israélienne, dès les premiers jours, a pu exprimer ouvertement des doutes quant à la véritable portée de l'opération « Bouclier du Nord », à l'instar de Tzipi Livni, qui a dénoncé la sur-dramatisation de cette opération :
Nous ne sommes pas dans une situation où nos soldats sont derrière les lignes ennemies. Il s'agit simplement d'activités d'ingénierie au sein du territoire souverain de l'Etat d'Israël. Netanyahou a exagéré les proportions réelles de cet événement au-delà du raisonnable. Il a transformé des activités d'ingénierie défensive en une opération militaire spectaculaire. Il y a deux explications possibles à cela : soit le Premier ministre panique, soit il veut semer la panique pour justifier ses actions, à la fois en retardant les élections et en abandonnant les habitants du sud d'Israël [face aux roquettes de Gaza].
Mais il ne faut pas compter sur les médias occidentaux pour nous rapporter ces données aisément accessibles. Pour eux, seule la propagande israélienne officielle fait foi.

Plus affaibli que jamais, Netanyahou souhaite se présenter comme un homme fort face au Hezbollah, mais l'opération lancée contre des tunnels présumés, qui n'est qu'une grossière manœuvre pour détourner l'attention de la presse et de l'opinion publique israélienne, ne révèle que l'impuissance d'Israël face au Parti de Dieu. Le Hezbollah sait bien que Netanyahou n'osera jamais lancer une guerre d'agression contre le Liban, et que face au Hezbollah, Israël n'a plus d'autre recours que les sanctions économiques de Washington et les appels aux institutions internationales ces mêmes institutions et lois piétinées depuis des décennies par Tel-Aviv pour qu'elles condamnent les supposées violations de la souveraineté israélienne par le Hezbollah –alors que pour sa part, Israël continue à violer quotidiennement l'espace aérien libanais et prennent des mesures contre lui.

Face à de tels enfantillages –l'armée israélienne a plus de chances de trouver des Taupiqueur et autres Pokémon souterrains que des tunnels opérationnels du Hezbollah–, Hassan Nasrallah s'est bien gardé d'apporter de l'eau au moulin à paroles du fier-à-bras Netanyahou : tout discours de sa part aurait ajouté de la crédibilité à cette tentative de mystification, et donné plus de grain à moudre au battage médiatique autour de cette pseudo-opération. Les médias et les civils libanais partisans du Hezbollah se sont chargés de répondre, tournant amplement en ridicule cette opération, raillant Israël sur les réseaux sociaux, et pique-niquant en famille à la frontière pour narguer des soldats israéliens sur le pied de guerre.


Un clip intitulé « On se retrouve à Haïfa », et sous-titré en hébreu, a été réalisé par un artiste libanais, parodiant une chanson populaire juive qui célèbre la Déclaration Balfour. On y voit des combattants du Hezbollah parvenant jusqu'à Haïfa par tunnel, et espionnant Netanyahou dans sa propre maison.


Pour sa part, le média de guerre du Hezbollah, en publiant une photo de troupes israéliennes prise depuis le territoire israélien, a démontré que même lorsque l'ennemi est en état d'alerte maximale, son territoire lui restait aisément accessible. 


Plus encore, il est certain que les combattants du Hezbollah ont dérobé deux mitrailleuses FN MAG sous le nez des soldats israéliens (les médias israéliens ont largement rapporté ce vol), armes qui réapparaîtront certainement entre leurs mains au moment le plus opportun pour humilier l'armée israélienne et son gouvernement.


Et le 12 décembre, le Hezbollah a publié cette vidéo sous-titrée en hébreu qui rappelle la réalité de la situation : c'est bien Israël qui craint le Hezbollah et prend toutes les mesures pour s'en prémunir, et non l'inverse.


Il est peu probable que la confrontation entre Israël et le Hezbollah tourne à l'affrontement direct dans un futur proche. Mais la guerre psychologique continue de faire rage, et les bataillons électroniques de Hassan Nasrallah y démontrent jour après jour leur supériorité.

Sayed Hasan

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dimanche 2 décembre 2018

Hassan Nasrallah à Israël : « Si vous osez attaquer, vous le regretterez amèrement ! »



Vendredi 30 novembre au soir, le média de guerre du Hezbollah a diffusé cette vidéo sous-titrée en hébreu à l'intention d'Israël, en réponse à de récents exercices militaires israéliens simulant une agression contre le Sud-Liban, à une intensification des violations de l'espace aérien libanais d'où sont généralement menées les agressions contre la Syrie– par des drones israéliens et à de nouvelles menaces d'assassiner le Secrétaire Général du Hezbollah. Le propos inclus dans la vidéo est extrait du dernier discours de Hassan Nasrallah, le 10 novembre 2018, et les images montrent notamment les coordonnées précises de bases militaires israéliennes qui seraient ciblées en cas d'agression. Rappelons que la politique du Hezbollah est de cibler exclusivement les militaires, et de ne frapper les colonies et villes de l'ennemi qu'en riposte aux agressions israéliennes incessantes contre les civils Libanais.  Le ratio civils/militaires des victimes de la guerre de 2006 était de 1/10 côté israélien, et 10/1 coté libanais, preuve éclatante du fait qu'Israël frappe avant tout les civils, et que le Hezbollah favorise les cibles militaires. 

Malgré le cessez-le-feu d'août 2006, le Liban et Israël restent en état de guerre, et si les affrontements directs ont cessé, la guerre de l'information et la guerre psychologique continuent de faire rage, de même que les affrontements indirects en Syrie ou même au Yémen, où les avions israéliens participent directement au conflit. Au moment où les pays du Golfe s'engagent ouvertement dans la politique de normalisation des relations avec Israël, où une énième et futile tentative d'étrangler l'Iran économiquement est à l’œuvre, et où MBS est en tournée en Afrique du Nord pour promouvoir son accord de paix avec Israël, le Hezbollah rappelle que son hostilité à Israël reste irréductible, manifestant ainsi sa solidarité avec la Résistance à Gaza qui a dernièrement enregistré une nouvelle victoire, qui laisse présager un véritable désastre en cas de confrontation avec un acteur aussi puissant que le Hezbollah. Hassan Nasrallah a du reste plusieurs fois annoncé comme imminente la grande guerre de Libération de la Palestine à laquelle participerait l'Axe de la Résistance étendu (Iran, Syrie, Hezbollah, Irak et Yémen).

Cette vidéo a fait les gros titres des informations en Israël dès vendredi soir et durant tout le week-end, et de hauts responsables militaires de l'entité sioniste y ont réagi. Conformément à sa politique de censure anti-Nasrallah, Youtube a immédiatement supprimé cette vidéo, diffusée, entre autres, par Al-Manar (français) et Sputnik (anglais), au prétexte qu'elle « ne respectait pas les conditions d'utilisation de Youtube », mais des médias israéliens comme Ynet ont pu la diffuser sur la plateforme sans crainte de censure –preuve que le contenu lui-même n'a aucune raison valable d'être censuré selon le règlement intérieur de Youtube. Seules les sources a priori favorables au Hezbollah sont inlassablement traquées par les cyber-soldats de Tsahal et supprimées.

Sayed Hasan

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lundi 19 novembre 2018

Algérie : la chaîne Ennahar incite à la haine contre les chiites

Reportage et débat de la chaîne d'informations Ennahar, première chaîne algérienne, 21 novembre 2017.

Sources : https://www.youtube.com/watch?v=Dn3n3sv4vr0, https://www.youtube.com/watch?v=clMqebsjiOA


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Au moment où les forces iraniennes, irakiennes et le Hezbollah, aux côtés de l'armée syrienne et de l'aviation russe, annihilaient les derniers résidus de Daech, ce cancer terroriste takfiri qui a entièrement détruit des pays et a tué des centaines de milliers de musulmans, la première chaîne d'informations algérienne, Al-Nahar, a lancé sa propre bataille contre le « terrorisme », en diffusant des reportages comme celui-ci, qui ont effectivement une importance capitale...


La chaîne sensationnaliste Al-Nahar sème la discorde entre les musulmans, en dénonçant une conspiration imaginaire pour inciter les Algériens contre les chiites. Et ce alors que le chiisme est une école reconnue de l'Islam, qui ne lance ni de takfir, ni d'incitation sectaire, et que les pays et mouvements chiites ne combattent que l'occupation américaine et sioniste et leurs instruments au Moyen-Orient. Et face à cela, l'Algérie est inondée de livres wahhabites qui ont fortement influencé les esprits, mais personne ne le dénonce, malgré le fait que cette pensée soit au fondement de la création et de la barbarie de Daech.

N'y a-t-il pas de problèmes plus graves et plus importants que le chiisme en Algérie, surtout que le nombre des chiites n'y dépasse pas les quelques milliers sur une population de 40 millions ? La chaîne Ennahar se soucie-t-elle vraiment de la sécurité et de la dignité nationales et du bien-être du peuple algérien, ou ne se soucie-t-elle que des ordres de ses maitres en Arabie Saoudite ? De telles pseudo-informations dénigrent et offensent l'Algérie. D'autant plus que la politique étrangère de l'Algérie est indépendante de Riyad : refus de participer à la guerre barbare contre le Yémen, refus de considérer le Hezbollah comme une organisation terroriste... Heureusement, durant un débat en direct, deux invités de qualité ont pu démasquer la propagande d'Ennahar, au point que le journaliste, partial et défendant mordicus l'agenda saoudien, a été démasqué et est resté muet. Le Cheikh, particulièrement médiocre et imperméable à toute argumentation, a pour sa part continué ses vitupérations grotesques jusqu'à la fin.


Transcription : 

Reportage

Ce que vous voyez n'est pas en Irak ou en Iran, mais c'est ce qui a été saisi par la police des frontières à l'aéroport international Houari Boumédiène (à Alger). Des livres issus de ce que les chiites appellent la source de Hussein, ainsi que des drapeaux qui honorent Hussein, que Dieu l'agrée. 

La propagation énorme du chiisme en Algérie est en forte augmentation. La vigilance et la sagacité des agents de sécurité lui font face. La police des frontières de l'aéroport international Houari Boumediène a arrêté plus de 400 personnes en moins de deux semaines, qui revenaient de la ville de Karbala en Irak, après avoir célébré 'Achoura et le 40e jour (consécutif au martyre) de Hussein.
 
Cheikh Ali Ayya : « Ce complot maçonnique international [sic] vise à détruire certains Etats où la sécurité et la stabilité était encore préservées et comment... par quel moyen, de quelle manière peuvent-ils détruire notre unité et nous diviser et semer l'hostilité même entre le père et la mère, les frères et sœurs, les amis, les voisins, les imams et les fidèles... ? C'est en répandant ce courant religieux (le chiisme). Nous rendons hommage à la police, à l'armée et à la douane. Sans eux, en vérité, nous aurions disparu de ce monde.  »

dimanche 18 novembre 2018

samedi 17 novembre 2018

Hassan Nasrallah : au Yémen, l'Occident ne se soucie que de protéger l'Arabie Saoudite

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 10 novembre 2018, à l'occasion du Jour du Martyr, commémorant l'attaque contre le quartier général de l'occupant à Tyr (sud-Liban), le 11 novembre 1982, tuant 76 officiers israéliens.

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Transcription :

[...] Deuxièmement, je vais évoquer un développement important dans la région, avant de parler de la situation intérieure (au Liban). Depuis un mois et demi environ, le monde est accaparé par le crime odieux qui a été perpétré contre le journaliste saoudien Jamal Khashoggi dans le consulat d'Arabie Saoudite à Istanbul. Le monde entier a également été choqué par les détails du crime : l'enlèvement, le meurtre, le corps découpé à la scie, et dissous dans de l'acide, et les restes déversés dans les égouts. Le monde est étonné et choqué à juste titre, et il a raison de condamner (ce crime).

Le Hamas dévoile l’opération israélienne avortée qui a déclenché l’escalade récente à Gaza

Reportage de la chaîne Al-Mayadeen, 12 novembre 2018.


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jeudi 15 novembre 2018

La courte guerre contre Gaza a mis en lumière la faiblesse d’Israël



Traduction : Dominique Muselet

La semaine dernière, un cessez-le-feu avait été conclu entre les factions palestiniennes à Gaza et Israël :

L’objectif de ce changement, dans le cadre d’un plan négocié par l’Égypte et financé par le Qatar, est de fournir à Gaza l’aide dont il a tant besoin, de rétablir le calme du côté israélien de la frontière et d’éviter une nouvelle guerre.
Dimanche soir, les forces spéciales israéliennes ont rompu le cessez-le-feu et sont entrées dans la bande de Gaza en portant des déguisements. De telles incursions se produisent assez souvent, mais ne sont généralement pas rapportées par les médias. Les envahisseurs portaient des vêtements civils et certains étaient déguisés en femmes. Ils sont arrivés en voitures chez un commandant local de Qassam [branche militaire du Hamas, Ndlr], mais des gardes  méfiants les ont arrêtés. Il s’en est suivi une fusillade au cours de laquelle 7 Palestiniens et 1 officier israélien ont été tués. Le but du raid israélien n’est pas clair. Une voiture laissée sur place contenait ce qui semblait être du matériel de surveillance. Les intrus se sont enfuis en Israël.

mardi 30 octobre 2018

De Karbala à Daech : pourquoi vous n’avez jamais entendu parler du plus grand pèlerinage au monde



Traduction : http://www.sayed7asan.blogspot.fr


Cet article est consacré au pèlerinage annuel de 'Arbaeen effectué en ce moment même par les chi’ites à Karbala, en Irak, où l’Imam Hussein, petit-fils chéri du Prophète de l’Islam vénéré par tous les musulmans, a été décapité avec les siens pour avoir refusé de faire allégeance au calife illégitime et despotique Yazid b. Mu'awiya, qui bafouait les valeurs islamiques. L’auteur y décrit le caractère spectaculaire de cette procession, qui culmine le 30 octobre 2018, dans laquelle des millions de personnes bravent chaque année la menace terroriste de Daech pour qui les chi’ites sont la cible de prédilection.

Les racines historiques et idéologiques de Daech, dont la barbarie frappe avant tout les musulmans et foule aux pieds les principes les plus élémentaires de l’Islam, se retrouvent déjà à Karbala, il y a quatorze siècles, lorsque l’armée d’un calife usurpateur a massacré la famille du Prophète tout en se revendiquant de l’Islam.

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Ce n’est ni le Hajj musulman [pèlerinage à La Mecque], ni la Kumbh Mela hindoue. Désigné comme le « Arbaeen » [le quarantième jour], c’est le plus grand rassemblement au monde et vous n’en avez probablement jamais entendu parler ! Non seulement cette congrégation dépasse-t-elle le nombre de visiteurs à la Mecque (par un facteur de cinq, en fait), mais elle est encore plus importante que la Kumbh Mela, puisque cette dernière n’est commémorée que tous les trois ans. En bref, Arbaeen éclipse tous les autres rallyes de la planète, atteignant les vingt millions de participants l’an dernier. Cela représente une proportion impressionnante de 60% de toute la population d’Irak, et leur nombre est en augmentation année après année.

De Karbala à l’Etat Islamique : pourquoi vous n’avez jamais entendu parler du plus grand pèlerinage au monde
Procession des pèlerins en direction de Karbala

samedi 27 octobre 2018

Norman Finkelstein dénonce l’imposture de l’antisémitisme

Par Norman G. Finkelstein


Traduction : sayed7asan.blogspot.fr

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L
hystérie actuelle qui fait rage autour du parti travailliste britannique se base sur deux prémisses interdépendantes, quoique discrètes : lantisémitisme dans la société britannique en général, et au sein du parti travailliste en particulier, aurait atteint des proportions critiques. Si aucune de ces prémisses ne peut être admise, alors cette hystérie est une pure fabrication. En réalité, aucun élément de preuve n’a été fourni pour étayer l’une ou l’autre ; au contraire, toutes les preuves vont dans la direction opposée. La conclusion rationnelle est que tout ce brouhaha nest quune mystification calculée –oserons-nous dire un complot ?– visant à chasser de la vie publique britannique Jeremy Corbyn et la politique de gauche attachée à des principes quil représente. Mais même si les allégations à son encontre étaient vraies, la solution ne serait pas de limiter la liberté de pensée au sein du parti travailliste. À son apogée, la tradition de la gauche libérale a attaché une valeur unique et primordiale à la Vérité ; mais la vérité ne peut pas être connue si les dissidents, si odieux quils soient, sont réduits au silence. Du fait de lhistoire lourde de lantisémitisme, dune part, et de sa manipulation éhontée par les élites juives, dautre part, une appréciation objective et sans parti pris peut sembler irréalisable. Mais il faut tout de même essayer. Sinon, la perspective d’une victoire historique de la gauche pourrait être sabotée, car jusqu’à présent, les partisans de Corbyn, que ce soit par crainte, calcul ou souci du politiquement correct, n’osent pas désigner le mal qui se trame par son nom.

Vladimir Poutine : en Syrie, Daech détient des otages américains et européens, mais l'Occident se tait

Séance plénière de la réunion du 15ème anniversaire du Club de Discussion International Valdaï, 18 octobre 2018.



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Transcription :

[...] Fyodor Lukyanov : La conférence de Valdaï d'il y a trois ans (en 2015) s'est déroulée exactement deux semaines après le début de l'intervention militaire russe en Syrie.

Je me souviens que l'un de nos collègues vous a posé la question suivante : « Cela valait-il vraiment la peine de s'impliquer ? Car il y aura des coûts et des pertes, et on ne sait pas comment cela va finir. » Et vous avez prononcé cette phrase mémorable, qui a été énormément citée par la suite : « Il y a 50 ans, j'ai appris une règle dans les rues de Léningrad : si le combat est inévitable, il faut frapper le premier. »

Eh bien, nous avons frappé, et trois ans plus tard, la situation en Syrie a effectivement radicalement changé, mais il est toujours impossible de dire que le problème a été résolu. Les événements récents donnent des impressions à la fois positives et négatives. Je voudrais donc répéter la question posée il y a trois ans : « Peut-être que cela ne valait pas la peine de prendre ce risque, car les pertes se sont avérées sérieuses ? »

Vladimir Poutine : en cas de guerre nucléaire, nous irons au paradis en martyrs

Séance plénière de la réunion du 15ème anniversaire du Club de Discussion International Valdaï , 18 octobre 2018.



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Transcription :

[...] Fyodor Lukyanov : Vladimir Vladimirovich, il est donc convenu que la Russie ne doit pas être détruite. Mais vous avez également fait une déclaration très ferme il ny a pas longtemps.

Vladimir Poutine : Vous me harcelez encore avec ces déclarations.

Fyodor Lukyanov : Je suis désolé, c’est mon travail, je suis payé pour ça.

Vladimir Poutine : Serons-nous les deux seules personnes à débattre ?

Fyodor Lukyanov : Une minute s
il vous plaît. Chaque chose en son temps.

Pouvez-vous s
il vous plaît mexpliquer cette déclaration que vous navez pas faite à Valdaï : « A quoi bon ce monde sil ny a plus de Russie ? » Beaucoup ont interprété cela à leur manière, affirmant que vouliez dire « Après moi, le déluge », vous connaissez l’expression. Est-ce ce que vous vouliez dire, ou est-ce que, comme je le présume, vous vouliez dire autre chose ?

vendredi 26 octobre 2018

Hassan Nasrallah : les soldats israéliens désertent les unités de combat

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 26 août 2018, à l'occasion du premier anniversaire de la Libération du Liban face aux groupes terroristes. 

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Transcription :  

[...] Je tiens à vous dire, en ce premier anniversaire de la (Seconde) Libération (du Liban face aux groupes terroristes), que dans ces batailles d'une part contre le Front al-Nosra, et d'autres part contre Daech dans le Jurd (Ersal), le nombre de nos frères combattants présent était supérieur à celui qui était requis en effectifs, sur ces deux fronts. Et je disais aux responsables militaires : « Mais pourquoi amenez-vous des forces si nombreuses ? » Je m'inquiétais avant tout de préserver le sang (la vie et la santé) des frères, et me souciais aussi du fait que chacun d'entre eux allait ouvrir le feu, et que ça aurait un prix en termes de munitions et d'argent, mais ma principale préoccupation était de préserver le sang des frères. Ils m'ont répondu qu'ils ne parvenaient pas à empêcher les jeunes (combattants du Hezbollah) de venir (volontairement et massivement en Syrie). Surtout que c'était l'été, et qu'il n'y avait pas d'école ou de cours à l'université, et c'est pourquoi la majorité des combattants étaient des étudiants (membres du Hezbollah) des universités et des lycées, car notre usage est de ne pas permettre aux jeunes de moins de 18 ans de combattre, et il y a donc eu un nombre important de ces jeunes parmi nos martyrs.

mercredi 24 octobre 2018

Hassan Nasrallah : Gaza ne se laissera pas mourir de faim sans combattre

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le vendredi 19 octobre 2018, à l'occasion du 25e anniversaire de la Fondation Islamique pour l'Education et l'Instruction.


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Transcription :

[...] Je vais maintenant dire deux mots sur la situation politique (régionale), sur trois points que j'évoquerai rapidement. 

Premier point : toute la région a maintenant les yeux rivés (sur la Marche du Retour à Gaza) – et cela se passe au moment même où je vous parle, et je ne sais pas s'il y a du nouveau (des martyrs) – sur ce qui se passe dans la bande de Gaza en particulier. Car l'atmosphère actuelle est (très) lourde de défis, de dangers et de mobilisation de chaque côté, et il y a une escalade israélienne dans la rhétorique, sur le terrain, au niveau des préparatifs, des mesures et des actions, et au niveau de l'intimidation des Palestiniens (qui annonce une opération militaire).

Face à cela, les Palestiniens persistent et sont résolus à poursuivre la Marche du Retour, et ce jusqu'à ce que leurs objectifs soient atteints, malgré les martyrs, les blessés et les sacrifices fournis par la Marche du Retour chaque vendredi à ce moment (après la prière de midi). (Relevons) également la position radicale qui a été annoncée par la chambre des opérations des factions de la Résistance palestinienne à Gaza, et toutes les factions de la Résistance palestinienne à Gaza ont annoncé cette position, à savoir la décision de ne pas reculer et de se tenir prêts à combattre et à faire face à tous les défis. Jusqu'où peuvent aller les choses ? C'est ce que nous devons observer et suivre attentivement durant les heures et les jours qui viennent. 

Naturellement, les Palestiniens à Gaza n'ont pas d'autre choix que de résister, de faire face et de tenir bon. L'ennemi israélien les met face à deux choix : soit combattre, soit mourir de faim à cause du blocus imposé. Et les Palestiniens de la bande de Gaza ont fait leur choix de manière résolue. Ils refusent de mourir de faim. Ils veulent se tenir debout. Et le fait de se dresser ne signifie pas inéluctablement la mort. Certains peuvent tomber martyrs, mais ils peuvent finalement parvenir à imposer leur choix, à briser le siège qui leur est imposé et à imposer leurs conditions au monde entier (qui les a abandonnés).

Quoi qu'il en soit, ce qui se passera durant les quelques heures et jours à venir sera très important pour la bande de Gaza et également pour la région, car des événements de cette nature à Gaza peuvent avoir des répercussions majeures et dangereuses sur la région. [...]