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dimanche 3 juin 2018

Emmanuel Macron à Vladimir Poutine : ‘Moi pas avoir peur de Trump, moi grand garçon !’

Forum de Saint-Petersbourg, 24 mai 2018.




Transcription :

Emmanuel Macron : [...] Je crois dans la politique étrangère de la France qui est une politique fondée sur l'indépendance. Et il y a des sujets sur lesquels nous avons une alliance forte avec les Etats-Unis d'Amérique, en matière de sécurité collective, et où nous travaillons remarquablement bien, ce qui fait que moi, je dois constamment parler avec le Président Trump, et nous avons cette relation très forte. Il y a des sujets sur lesquels nous avons des désaccords, et il n'y a pas d'alignement systématique. [...]  

Quant aux questions de sécurité, je veux assurer à Vladimir que je n'ai pas peur, parce que la France a une armée qui sait se protéger de toute façon seule. Mais j'ai aussi mes devoirs à l'égard de reste des alliés européens, et je pense que cette architecture de sécurité européenne que j'évoquais tout à l'heure, c'est notre responsabilité. Mais elle ne se fera pas en tournant le dos aux Etats-Unis d'une part, et elle ne peut pas se faire aux dépens d'autres États de l'Europe d'autre part. Ca c'est notre capacité à faire... Donc je n'ai pas peur. Et je veux faire... et on a chacun notre bout du chemin. 

Vladimir Poutine : Dommage... Bien sûr, vous ne devriez pas avoir peur, mais la pratique démontre le contraire. Regardez, nous sommes tous rivés sur l'Iran actuellement. Mais après tout, les opérateurs économiques européens ont déjà fait face à des sanctions américaines : 9 milliards pour Paribas, une banque française, et pour la Deutsche Bank, juste pour avoir violé des sanctions unilatérales. Qu'ont fait ces banques ? Elles ont payé gentiment, comme des petits garçons. Et une banque japonaise a subi la même chose. Il est nécessaire de mettre fin à cela, car c'est inacceptable. C'est de cela qu'il s'agit.

Et si cela continue ? À quoi bon ? Cela détruit l'ordre mondial existant. Nous devons absolument convenir avec nos partenaires américains de certaines règles de conduite communes. C'est extrêmement important, car c'est précisément ce qui est au cœur de notre discussion d'aujourd'hui : la confiance. Soit il y a de la confiance, soit il n'y en a pas.

S'il n'y a pas de confiance, ça ne mènera à rien de bon. Alors, comme je l'ai dit dans mes remarques, la force restera le seul élément qui régit les affaires internationales, et cela peut ultimement conduire à une tragédie. [...]

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