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dimanche 23 septembre 2018

Hassan Nasrallah menace Israël : nous possédons assez de missiles pour redessiner la carte du Moyen-Orient

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 20 septembre 2018, à l'occasion du dixième jour du mois islamique de Muharram, commémorant le martyre de l'Imam Hussein.


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Transcription :

[...] Sixièmement, en ce qui concerne Israël, nous devons toujours rester sur le qui-vive, ô mes frères et soeurs. Les Israéliens sont en colère, les Israéliens sont inquiets. Ils sont en colère parce que leur projet dans la région s'est effondré. Les Israéliens ont fondé de grands espoirs sur ce qui se passait en Syrie et en Irak. Par le passé, ils ont fondé de grands espoirs sur ce qui se passait au Liban. Mais toutes leurs illusions ont été dissipées aux quatre vents.

Les Israéliens savent que l'Axe de la Résistance va revenir (leur faire face) plus fort que jamais. Les Israéliens savent que de nouveaux pays (Irak, Yémen) font maintenant partie de l'Axe de la Résistance, et que des peuples (entiers) qui étaient hors de la sphère de la lutte contre l'ennemi israélien sont aujourd'hui à l'intérieur de cette sphère, avec force, de manière active et intégrée.

Israël est en colère, Israël est inquiet, et c'est pourquoi nous devons tous être sur le qui-vive. Je ne parle pas de suppositions (d'agression) ici ou là, mais je sais que personne ne doit se permettre d'être rassuré face à cet ennemi, ni même face aux analyses (le concernant), même si, comme je vous l'ai toujours confirmé, il redoute toute confrontation dans la région, surtout contre le Liban. Et il sait très bien que toute bataille, toute guerre qu'il lancerait pourrait avoir d'énormes répercussions sur la région. Il sait très bien qu'il a dorénavant des points faibles qui sont devenus exposés (aux yeux de tous), et il connait très bien nos points forts.

Il y a quelques jours, le Ministre de la guerre israélien (Avigdor Liberman) a déclaré à l'occasion (de la commémoration) de la guerre de 1973 : « Nous devons comprendre qu'au Moyen-Orient, deux véritables changements stratégiques se sont produits : le premier, c'est que nos ennemis –c'est-à-dire nous et nos alliés– possèdent maintenant des missiles de haute précision, et la deuxième chose –bien sûr, il n'a toujours pas de solution face à ces missiles, et en toute logique, cela retardera et repoussera la guerre– et la deuxième chose, c'est que le front intérieur (de l'entité sioniste) est devenu le front principal de toute prochaine guerre. Si, durant la guerre de 1973, les soldats (israéliens) ont pu combattre sur le front, tandis qu'à Tel-Aviv, les gens étaient (paisiblement) attablés aux cafés, lisant les journaux, –durant la guerre de 1973, les combats avaient lieu sur le front, aux frontières, mais les gens qui résidaient à Tel-Aviv étaient tranquillement posés dans les cafés, lisant les journaux– mais à présent, tout à changé. » Ce qu'il dit au sujet de la situation actuelle est un régal (pour nos oreilles). « A présent, tout a changé. »  Oui, à présent, tout a changé. C'est ce dont nous devons nous aussi avoir (pleinement) conscience, tout comme l'ennemi en a conscience. 

L'ennemi sait (bien) que de grands changements se sont produits dans cette région, auxquels il ne s'attendait nullement et qu'il n'avait pas anticipés. En ce qui concerne les missiles de haute précision et ses tentatives en Syrie de couper la voie à cette puissance et à cette capacité, je tiens à lui dire aujourd'hui une chose qu'il sait déjà, mais que je tiens à dire publiquement, pour que son peuple en soit informé et prenne garde, et que notre peuple en soit informé et prenne confiance. Je lui déclare ceci : Quoi que tu puisses faire pour couper la voie (aux transferts d'armes), c'est déjà trop tard. Tout a déjà été réalisé et effectué, et la Résistance (libanaise) possède déjà en fait de missiles de haute précision et autres, en capacités et en armements, ce qui, si Israël impose une guerre au Liban, le mettra face à un destin et à une réalité qu'il n'avait jamais prévus.

[Audience : « A tes ordres, ô Nasrallah ! »]

Telle est la réalité de la situation.

Et de même, il y a des choses qui ont changé au sein de leur armée. Lorsque je me suis exprimé à Hermel (le 26 août), pour la commémoration de la Seconde Libération (du Liban face aux terroristes), j'ai parlé de la situation quant au moral, à l'état d'esprit et à l'état psychologique de l'armée israélienne (que des études au sein d'Israël ont révélé désastreux). Il n'y a presque personne au sein de l'entité qui ne m'ait pas répondu. Le Président de l'entité, le chef du gouvernement, le ministre de la guerre, d'autres ministres, des députés, des journalistes, etc., tous m'ont répondu, certains en me nommant et d'autres sans me nommer –mais il était clair que c'est à moi qu'ils répondaient. Car je mettais en lumière une vérité douloureuse pour eux, pour leur peuple et pour leur futur.

Et ils savent bien que dorénavant, la seule technologie ne suffit plus pour l'emporter dans une bataille, et que l'élément décisif dans une bataille est l'élément humain (les combattants). C'est ce que les expériences ont démontré, que ce soit en 2000, en 2006 ou durant ces dernières années (Syrie, Irak, Yémen). Regardez donc le ridicule des Israéliens : de quelle manière m'ont-ils répondu ? Avec quoi m'ont-ils répondu ? Ils ont répondu, et voyez bien là leur point de faiblesse, ils ont menacé le Liban, mais qu'ont-ils dit ? Jadis, avant 1982, ils menaçaient d'envahir Beyrouth. Mais quelqu'un entend-il aujourd'hui parler d'une invasion de Beyrouth ? Avez-vous entendu une telle chose ? De 2000 à aujourd'hui, ô mon frère, (disons) de 2006 à aujourd'hui, Israël a-t-il prétendu un jour qu'il allait envahir le Liban et parvenir jusqu'à Beyrouth ? C'est terminé ! 

Pourquoi ? Car une invasion du Liban jusqu'à Beyrouth nécessite des forces terrestres (dignes de ce nom). Ce n'est pas l'aviation, les missiles ou les navires de guerre qui peuvent réaliser une telle chose. Cette armée (capable) d'envahir le Liban et de parvenir jusqu'à Beyrouth n'existe plus ! On ne trouve rien de tel en Israël, mais au Liban, on trouve quelque chose de très différent. On trouve maintenant quelque chose de très différent : (de véritables combattants, aguerris et ayant un moral d'acier). Et c'est pourquoi toute la réponse (israélienne) a consisté en des menaces de détruire et de raser le Liban. C'est-à-dire qu'ils puisent leur force dans leur (seule) puissance de feu, et n'osent pas se targuer de l'élément humain.

Cet Israël qui se prétend puissant, comment m'a-t-il répondu ? Ils n'ont fait que m'insulter, rien de plus. C'est une preuve de faiblesse. Ou ils se sont moqués de moi, en disant... Et il faut relever que presque tous ont dit cela, ce qui est surprenant. Ils ont dit qu'untel fait des déclarations et nous menace depuis son refuge (bunker). Très bien, depuis son refuge. Premièrement, le fait que je sois dans un refuge ou ailleurs... Bien sûr, je ne suis pas dans un refuge. Mais le fait que je sois présent dans un certain endroit (secret), et que Dieu le Très-Haut et l'Exalté ait prolongé l'âge et la vie de cet humble serviteur, que vous vous efforcez jour et nuit de tuer, est une preuve de votre échec et de votre incapacité (à m'assassiner).

Et l'important n'est pas que je m'exprime depuis un refuge ou pas, mais l'important est ce qui se trouve au-delà de nos discours, et vous savez (très bien) ce qu'a préparé le Hezbollah en fait de forces, d'équipements, de capacités, de roquettes/missiles et d'un nombre considérable de combattants, des combattants emplis de foi, de détermination et d'expertise, dont le livre Peur (Trump à la Maison blanche, de Bob Woodward), actuellement diffusé aux Etats-Unis, a évoqué certain des aspects. Vous savez très bien que (la puissance du) Hezbollah dépasse de beaucoup la question de savoir si untel (se cache) dans un refuge ou pas. Le fait de se précipiter vers cette description est selon moi une preuve du caractère grotesque de la logique israélienne, de la faiblesse des médias israéliens et du ridicule des arguments israéliens.

Oui ô mes frères et sœurs, nous sommes parvenus aujourd'hui à ce point réel, ce point très important et très sensible, et nous sommes véritablement en position de force, en position victorieuse, en position de dissuasion. Et nous avons tiré tout ce moral, cette détermination, cette volonté, cette force et cet enthousiasme des événements du jour (de 'Ashura), il y a 1380 ans (martyre de l'Imam Hussein et des siens).

Aujourd'hui, depuis la position du djihad, des sacrifices et des victoires, nous réaffirmons notre appartenance à la voie du triomphe du sang (de Hussein) sur l'épée (des oppresseurs omeyyades). Nous réaffirmons notre appartenance à Aba Abdillah al-Hussein, la paix soit sur lui, et nous l'assurons que quels que soient les dangers à venir –et je vous affirme que les dangers les plus grands, les plus difficiles, les plus considérables et les plus dangereux sont ceux que nous avons dépassés, et que les dangers à venir seront bien moindres que ceux que nous avons traversé durant ces dernières années et décennies. Mais quels que soient les dangers à venir, nous y ferons face avec la même détermination.

O mes frères et sœurs, durant les dernières années également, nous avons été soumis à de (véritables) épreuves, des épreuves qui sont liées à (celle de) Zaynab (soeur de l'Imam Hussein), la paix soit sur elle (la première intervention du Hezbollah en Syrie visait à protéger le mausolée de Zaynab dans la banlieue de Damas), et à l'engagement de Zaynab (de protéger les membres de sa famille survivants et de préserver l'Islam authentique), la paix soit sur elle. Et depuis le premier jour, nous nous sommes écriés : « Nous sommes tous ton 'Abbas (demi-frère de l'Imam Hussein, tué en voulant apporter de l'eau au camp assiégé), ô Zaynab ! Nous sommes tous ton 'Abbas, ô Zaynab ! » Et nous avons démontré durant toutes ces dernières années, par le sang de nos martyrs, par nos blessés et par les sacrifices de nos moudjahidines (combattants), qu'en toute vérité, nous étions tes 'Abbas, ô Zaynab. Oui, nous étions tes 'Abbas, ô Zaynab.

Aujourd'hui, pour Hussein, pour Zaynab, pour l'Islam, pour les opprimés, pour les lieux saints, pour les exilés et contre tous les tyrans de la Terre, nous réaffirmons notre position et notre engagement. Lorsque nous nous tournons aujourd'hui vers Aba Abdillah al-Hussein, que la paix soit sur lui, Hussein qui, après le martyre de toute sa famille et de tous ses compagnons, a renouvelé son appel, il était le seul debout à Karbala, seul en terre étrangère, face aux corps déchiquetés des membres de sa famille et de ses compagnons, et il a lancé son appel dont l'écho retentit encore aujourd'hui, et retentira jusqu'au Jour du Jugement Dernier : « Y a-t-il quelqu'un qui vienne à mon secours ? Y a-t-il un être vivant qui vienne au secours de la famille pure du Messager de Dieu ? »

[Audience : « A tes ordres, ô Hussein ! »]

Oui, nous lui répondons aujourd'hui : « O notre maître, », comme tous les 10e jours (du mois de Muharram), et tous nos jours sont 'Achoura, et comme sur toutes (les terres de) Karbala, et tous nos champs de bataille sont Karbala, nous le lui avons dit avec le sang, nous le lui avons dit avec le martyre, nous le lui avons dit avec les larmes des mères, des filles et des épouses, nous le lui avons dit avec la patience des prisonniers et les gémissements des blessés, nous lui avons dit : « A tes ordres, ô Hussein ! »
 
[Audience : « A tes ordres, ô Hussein ! »]

Et aujourd'hui également, nous lui disons : O Aba Abdillah, ces terres (sur lesquelles nous combattons), ces champs de bataille, ces sacrifices qui ne nous ont apporté qu'honneur et victoires, nous ne les quitterons pas, nous ne les abandonnerons pas, même si le monde entier se ligue contre nous ! 

Nous le jurons par Dieu, ô Aba Abdillah, si nous savions que nous allions être tués, brûlés et (nos cendres) éparpillées aux quatre vents, puis ressuscités, tués, brûlés, (nos cendres) éparpillées aux quatre vents, (et que nous subissions cela mille fois), nous ne t'abandonnerions pas, ô Hussein !

[Audience :
« Nous ne t'abandonnerons pas, ô Hussein ! »]
 
Que la paix soit sur toi, ô mon Souverain et Maître ô Aba Abdillah, ainsi que sur les âmes qui demeurent en ton parvis. Sur toi, de ma part, la Paix de Dieu, pour toujours, tant que j'existe et que durent la nuit et le jour ! Que Dieu ne fasse pas que ce soit la dernière fois que je vous rende visite. Tous ensemble ô mes frères, en ce jour, nous nous tournons vers Karbala, où se trouvent des millions (de pèlerins), nous nous tournons vers Karbala et nous disons : Que la paix soit sur Hussein, sur 'Ali fils de Hussein, sur les enfants de Hussein et sur les compagnons de Hussein.

Que Dieu vous accorde une grande récompense (pour votre deuil de l'Imam Hussein), qu'Il nous attache à la voie de Hussein, et nous place parmi ceux qui font sincèrement allégeance au descendant de Hussein, le Maître du Temps (l'Imam al-Mahdi), parmi ceux qui lui préparent la Terre (pour qu'il la gouverne et y fasse régner la justice), ceux qui l'attendent, prêts à obéir à ses ordres, prenant part à ses luttes, sur ses champs de bataille, pour renverser tous les tyrans, et pour que le nom de l'Islam, de la justice, de l'humanité et de la dignité soit proclamé sur tous les titres et depuis toutes les tribunes.

Que la paix soit sur vous, ainsi que la Miséricorde de Dieu et Ses Bénédictions.

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