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samedi 6 octobre 2018

Le S-300 marque-t-il la fin de l'impunité israélienne en Syrie ?

Interview de l'analyste militaire Victor Litovkin par la chaine Rossiya 24, le 26 septembre 2018.


Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr

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Transcription :

Journaliste : Nous continuons à discuter de cette question. Victor Litovkin, analyste militaire chez TASS, nous rejoint.  

Bonjour, Victor Nikolaevich.

Victor Litovkin : Bonjour.

Journaliste : Commençons par comprendre la situation. Tout d’abord, quels sont les atouts de la Syrie en matière de défense aérienne ? Et quelle est la différence fondamentale entre le S-200 et le S-300 ?

Victor Litovkin : Eh bien, la Syrie a un système de défense aérienne assez développé, entre le Pantsir-S1 et le S-200, les S-125 et les Buk-M2. Et il y a aussi d'autres systèmes qui accompagnent les troupes au sol. Par exemple, l'OSA-AKM et d'autres. 

La différence fondamentale est que le S-300 est efficace contre tous types d'avions, contre les missiles balistiques et de croisière et tous les avions, même ceux dotés de la technologie furtive, les soi-disant avions indétectables. De plus, il est capable de fonctionner contre les avions qui sont équipés de systèmes de guerre électronique.

Il s’agit donc d’une arme redoutable, d’une arme efficace avec un indice de précision de 0,9, soit près d’une cible par missile. Aucun autre système de défense aérienne au monde n'offre de telles performances. Même les systèmes américains Patriot n'ont pas de telles capacités. Nous savons que le Patriot ne pouvait même
pas abattre les vieux missiles irakiens. Lorsque l’Arabie Saoudite est attaquée depuis le Yémen à l’aide de vieux missiles, comme le Tochka ou le Luna, ils ne peuvent pas tous les abattre. Le S-300 peut frapper n'importe quel avion en plein dans le mille.

Journaliste : Victor Nikolaevich, en plus du S-300, les postes de commandement des unités de la défense antiaérienne syrienne seront dotés de systèmes de contrôle automatisés qui ne sont utilisés que par notre armée. Comment cela affectera-t-il l'architecture de la défense syrienne ? En général, comment cela va-t-il changer les capacités de défense syriennes ?

Victor Litovkin : En termes simples, les systèmes syriens auront notre système Ami-ou-Ennemi. Cela signifie que les systèmes de défense aérienne syriens ne pourront pas tirer sur des avions russes. Ils seront en mesure d'identifier notre avion, et un missile ne décollera tout simplement pas s'il est lancé dans la direction de notre avion. Même s'il décolle et se dirige vers notre avion, il va s'écarter et exploser sur le côté.

En outre, le ministre de la Défense a déclaré que nous allions activer la suppression électronique des systèmes par satellite. Cela signifie que nous serons en mesure de neutraliser les équipements satellites et de navigation qui aident les avions d'autres pays à viser et à trouver les cibles qui leur sont assignées. 


Je pense que tout cela contribuera à protéger tant nos intérêts en Syrie que le territoire syrien. Israël ne devrait pas se considérer comme un pays unique capable de prendre des décisions contre un État souverain s'il lui semble que quelqu'un le menace. Même s'il existe une menace, les frappes préventives ne doivent pas être fondées uniquement sur le fait qu'ils ont des soupçons. Aucun autre pays, à l'exception peut-être des États-Unis, n'est connu pour de telles actions. Il y a bien certains membres de l’OTAN [Royaume-Uni, France] qui frappent des États souverains et n’assument aucune responsabilité à cet égard. Mais maintenant, Israël devra assumer ses responsabilités face au système de défense aérienne russe s'il ose frapper le territoire syrien ou les installations où résident les citoyens russes.

Journaliste : Victor Nikolaevich, dernière question : est-ce que le système de suppression russe peut supprimer tous les canaux de communication étrangers ? Dans les zones adjacentes à la Syrie situées au-dessus des eaux de la mer Méditerranée, la navigation par satellite, les radars aéroportés, etc., seront neutralisés. Que se passera-t-il pour les canaux de communication ?


Victor Litovkin : Je ne pense pas que tous les canaux de communication puissent être supprimés. Mais beaucoup d'entre eux le seront.

Journaliste : Merci, Victor Nikolaevich. Nous parlions à un analyste militaire du TASS, Victor Litovkin.

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