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mardi 25 décembre 2018

Vladimir Poutine : En Syrie, nous ne voyons aucun signe du retrait des Etats-Unis annoncé par Trump

Conférence de presse annuelle de Vladimir Poutine, 20 décembre 2018.




Transcription :

[...] Rachel Marsden : M. le Président, Rachel Marsden pour le Chicago Tribune, aux États-Unis.

Hier, le Président Donald Trump a annoncé le retrait des troupes américaines de Syrie. Il a également annoncé qu'à son avis, les États-Unis avaient vaincu Daech en Syrie, c’est ce qu’il a clairement dit.

Quelle est votre position concernant ses déclarations, à la fois sur le retrait des troupes américaines de Syrie et sur ses déclarations concernant le fait que Daech ait été vaincu par les États-Unis ?

Et deuxièmement, craignez-vous que les troupes américaines restent sous une forme ou une autre ? On a beaucoup parlé, par exemple, de la présence potentielle de sous-traitants dans d'autres juridictions où les États-Unis seraient absents militairement ou voudraient l’être, mais maintiendraient ainsi une certaine présence de manière plus discrète.

Merci beaucoup.

Vladimir Poutine : En ce qui concerne la défaite de Daech, je suis globalement d'accord avec le Président des États-Unis. J'ai déjà dit que nous avions réalisé des progrès significatifs dans la lutte contre le terrorisme sur ce territoire et mené des frappes majeures contre Daech en Syrie.

Il y a le risque que ces groupes et d’autres groupes similaires émigrent vers des régions voisines, en Afghanistan, vers d’autres pays, ou retournent vers leur pays d’origine, et ils y retournent en partie.

C'est un grand danger pour nous tous, y compris la Russie, les États-Unis, l'Europe et les pays asiatiques, y compris l'Asie centrale. Nous le savons et nous comprenons parfaitement le risque. Donald a raison à ce sujet et je suis d'accord avec lui.

En ce qui concerne le retrait des troupes américaines, je ne sais pas ce que c'est. Les États-Unis sont présents, en Afghanistan par exemple, depuis combien de temps ? Dix-sept ans ! Et chaque année, ils parlent de retirer leurs troupes. Mais ils sont toujours là. Ceci est mon deuxième point.

Troisièmement, jusqu'à présent, nous n'avons vu aucune preuve de leur retrait, mais je suppose que c'est possible, d'autant plus que nous progressons vers une résolution politique du conflit. L’actuel sujet à l’ordre du jour est la création d’un comité constitutionnel.

D’ailleurs, lorsque nous nous sommes réunis à Istanbul – la Russie, la Turquie, la France et l’Allemagne –, nous avons convenu de tout mettre en œuvre pour créer ce comité constitutionnel, et la Russie, pour sa part, a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que cela se fasse.

Aussi étrange que cela puisse paraître, nous nous sommes entièrement mis d’accord sur la liste des membres avec le Président al-Assad, qui a désigné 50 personnes et qui a participé à la sélection de 50 autres personnes parmi la société civile. Malgré le fait qu'il ne soit pas satisfait de tout, il a accepté.

La Turquie, qui représente les intérêts de l'opposition, a également accepté. L'Iran a accepté. Nous avons soumis la liste à l'ONU, et comme le ministre Lavrov m'en a informé hier, de façon inattendue, à l'initiative de nos partenaires – l'Allemagne, la France et les États-Unis –, le représentant de l'ONU, M. de Mistura, a décidé d'attendre et de voir.

Je ne comprends pas ce qui se passe, mais de toute façon, je veux croire que ce travail est dans sa phase finale. Peut-être pas avant la fin de cette année, mais au début de l’année prochaine, la liste sera approuvée et cela ouvrira la prochaine étape du règlement du conflit, à savoir un règlement politique.

La présence de troupes américaines est-elle requise en Syrie ? Je ne pense pas que ce soit le cas. Cependant, n'oublions pas que leur présence, celle de vos troupes, est illégitime, car elle n'a pas été approuvée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. Le contingent militaire ne peut être présent que sur résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ou à l'invitation du gouvernement syrien légitime. Les troupes russes ont été invitées par le gouvernement syrien. Les États-Unis n’ont reçu aucun de ces éléments. Par conséquent, s’ils décident de retirer leurs troupes, c’est la bonne décision.

Il existe un autre élément très important dans ce processus. En dépit de tous les désaccords, nos spécialistes, notre personnel militaire, nos services de sécurité et nos ministères des Affaires étrangères respectifs ont instauré un dialogue plutôt constructif pour traiter les problèmes graves de la lutte contre le terrorisme en Syrie. Globalement, nous sommes satisfaits de notre coopération. […]


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